Comment accepter le sacrifice ou la douleur comparée dans nos buts ?

Sachons travailler sur soi et faire bon usage de notre plus grande force. Notre quotidien obéit à une multiplicité de sacrifices que nous, dans la plupart des cas, n’arrivons pas à cerner. Ces sacrifices de plusieurs ordres sollicitent notre corps à des degrés variants d’une situation à une autre. Il va sans dire que nous parvenons parfois à croire qu’il serait utile peut-être de vivre, travailler et parfois sans rien ressentir comme contraintes. Pour éclore, un œuf demande de l’énergie, pour germer une graine demande de l’énergie, pour manger, un être demande de l’énergie, pour obtenir un diplôme, ou une certification quelconque, il faut de l’énergie à la personne qui émet cette idée/projet. Regarder même la TV, il faut de l’énergie, chaque chose que nous entrevoyons, imaginons demande de l’énergie pour l’entrevoir ou l’imaginer, pour la réaliser aussi. En observant le quotidien de tout un chacun, un constat flagrant se fait à savoir tout est demande d’énergie à chaque instant et à tous les niveaux d’expression de la demande.

Le plus beau à savoir pour chacun, est que à la base, tout homme est en soi un générateur d’énergie, c’est-à-dire, un équipement capable en lui-même de produire des quantités énormes d’énergie pour effectuer des tâches diverses dans la vie, allant de naître, manger, dormir, bouger, marcher, lire, travailler, jouer, se balader, en somme tout est demande d’énergie et utilisation de la portion demandée. Entre une idée émise et une réalisation il y a une séquence d’événement perçus comme parfois néfastes pour la personne qui vit la situation, cela prend une forme dite douleurs ou sacrifices. Comme je disais dans le précédent article, la transformation de l’eau en vapeur par ébullition à 100°C demande une rupture des liaisons moléculaires qui pour un homme dans une activité se résume à la somme des souffrances encaissées (employons le terme comme ça) pour parvenir à un résultat escompté. Il arrive que beaucoup de gens ne veulent pas vivre le sacrifice douloureux, mais espèrent arriver au résultat sans consentir des sacrifices. Souvent la douleur est si atroce qu’il est souvent surprenant d’entendre dire que mieux vaux laisser tomber le projet ou l’idée ou l’action entreprise que de continuer à vivre ce sacrifice douloureux. Il en vient même à penser souvent que vivre un événement sans douleur serait mieux car rien n’oblige à vivre la douleur d’un sacrifice. Prenons déjà la définition du mot sacrifice :

  1. Offrande à une divinité et, en particulier, immolation de victimes.
  2. Effort volontairement produit, peine volontairement acceptée dans un dessein religieux d’expiation ou d’intercession.
  3. Renoncement volontaire à quelque chose, perte qu’on accepte, privation, en particulier sur le plan financier. Faire de grands sacrifices pour les enfants.

Dans les trois points, quoique nous ne soyons pas ici en religion, la notion d’effort conscient, de punition, sanction appliquée, souffrance morale, difficulté qui accompagne l’action pour faire quelque chose, abandon conscient, détachement, privation et bien d’autres termes gravitent autour de ce mot qu’est sacrifice. Tout le monde le sait ou peut le savoir, mais ce qui est plus sûr, c’est que tout le monde le vit sans le vouloir parce que c’est une réalité de la vie que d’avoir un processus de changement de phase ou d’état entre la pensée et l’action. Pour obtenir quoi que ce soit, il faut dépenser quelque chose d’autre. Cela s’explique par le phénomène suivant : à chaque fois que nous voulons réaliser une idée projet, nous devons systématiquement passer à l’acte dans le but de rendre physique l’idée. Entre les deux environnements, la pensée et l’action, un processus de transfert de l’un vers l’autre se produit toujours de façon automatique, ce processus ne peut être altéré par quoi que ce soit. Ce processus comme je le disais, permet d’assurer la transformation d’un produit A, l’idée en un produit B, l’action qui lui se transformera en un produit C le but atteint. A chaque transformation, une dépense liée à cette conversion. Obtenir le produit B et le produit C se traduit par une imagination de la joie et du bonheur liés. Ces deux émotions ressenties constitueront de la part du ressenti, le sacrifice à consentir par rapport à cette joie et ce bonheur que nous voulons ressentir après la réalisation de l’idée ou du projet. Ceci se passe exactement sur tout et en tout ce que nous obtenons tous les jours de nos idées ou projets exécutés. Ceci permet de dire que le principe de l’échange standard évoqué dans certaines situations par des leaders plus avancés, est une loi universelle que nous devons assimiler ou que nous assimilons déjà moins et qu’il faille accepter comme parie intégrante, nos séparable de l’accomplissement de nos buts. Chaque action que nous menons porte sa valeur en sacrifice que chacun admet ou doit admettre et qui n’est que logique et naturelle en toute chose donnée ou reçue. Tout être humain est parvenu déjà un temps soi peu à reconnaitre cela et parfois face à des situations de sa vie, et la question de savoir si c’est obliger peut parcourir quelques-uns d’entre nous ; la réponse est OUI c’est obligé. Maintenant deux cas de figures se présentent à savoir, vivre le sacrifice comme étant une peine continuelle dans ce que nous faisons en prenant cela comme un châtiment de la nature ou de Dieu ou travailler sur soi et parvenir à comprendre que le sacrifice n’est que la compensation de l’effort fourni pour parvenir à passer d’un produit A (l’idée) à un produit C (le but atteint). Dans l’un comme dans l’autre des cas, le sacrifice s’appliquera sans en demander la venue à qui que ce soit du simple fait que sa fonction de caractériser et confirmer la capitalisation des connaissances et leurs expériences acquises durant le processus de réalisation de l’idée projet. Le souhait étant de prendre la solution deux car cela fait partir de la vie et ses lois de fonctionnement. Cette logique du sacrifice s’applique pour le fait important que l’action soit son géniteur.

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